« Je ne suis allée au stade que très peu de fois dans ma vie » : la confession d'Exposito au Parisien

« Je ne suis allée au stade que très peu de fois dans ma vie » : la confession d'Exposito au Parisien

Elle a reçu une récompense au 65e Festival de Télévision de Monte-Carlo pour son rôle dans une série. Et elle avoue : « Je n’y connais rien en foot. » C’est ça qui m’a accroché.

Pas la photo de Paris-Match sur le jet ski. Pas les rumeurs qui traînent depuis le début de l’année. Le contraste brut entre son statut et son aveu de débutante totale devant le ballon rond.

« Je ne suis allée au stade que très peu de fois dans ma vie »

Je l’avoue, ça m’a fait sourire. La phrase tombe comme un aveu d’adolescente, pas comme le communiqué d’une influenceuse qui calcule chaque mot. Elle ajoute : « Chez moi, personne ne regardait de match à la télévision.

» Rien. Le foot est un territoire vierge, et elle le dit sans chercher à plaire à qui que ce soit.

Vous l’avez peut-être remarqué : dans les interviews des compagnes de joueurs, l’habitude c’est l’inverse. On feint l’intérêt, on cite un match mémorable, on se dit « devenue fan depuis qu’on est ensemble ». Exposito non.

Elle plante le décor : « C’est un univers que je découvre. » Point. Le manque de langage footballeur est presque touchant, dans un monde où tout le monde joue la comédie.

Le film qui tombe au même moment que la Coupe du monde

Elle a un projet propre sur le football. Un film. Elle le mentionne brièvement : « avec ce film sur le football, tout arrive au même moment.

» Là où ça coince, c’est qu’elle n’a pas choisi ce timing. C’est le calendrier qui l’a rattrapée. Elle apprend le foot en parallèle d’un rôle qui l’y plonge, pendant que son compagnon, si on peut dire, la relation n’est pas officielle, prépare la Coupe du monde aux États-Unis avec les Bleus.

Elle se rendra « probablement » là-bas. Le conditionnel est d’elle. Pas d’engagement triomphal, pas d’annonce de déplacement VIP.

Juste un « probablement » qui laisse de la marge. Elle sait déjà ce que ça signifie, la médiatisation : « Je suis un peu habituée à être dans la presse, c’est ainsi depuis la série. » Mais elle tire une ligne nette : « J’essaie au maximum de protéger ma vie privée et je ne veux pas l’exposer encore plus qu’elle ne l’est déjà.

»

Les Sardaignes et les jet-skis : la partie qu’elle ne contrôle pas

Depuis le début de l’année, les clichés ont fusé. L’escapade en Sardaigne. La photo sur jet ski à la Une de Paris-Match.

La mer, l’été, le couple qui émerge. Elle ne commente pas ces images. Elle ne peut pas : elles la précèdent.

Ce qui est publié sans elle, elle le subit. Et dans ce jeu, le foot est le cadre involontaire, le stade américain où elle ira « probablement », les écrans géants qu’elle découvrira, les hymnes qu’elle n’a jamais entendus en direct.

Elle a construit une carrière sur un autre continent, dans une autre langue, avec une autre culture du spectacle. Le foot français, ses codes de tribune, ses chants de supporters : tout est neuf. « Donc je commence à m’y intéresser… » Le point de suspension est d’elle aussi.

Comme si elle se surveillait, comme si elle n’osait pas promettre trop.

Ce que cette confession dit de notre époque

On attend des compagnes de sportifs qu’elles deviennent des expertes relais, des ambassadrices de l’ombre, des chroniqueuses officieuses. Exposito refuse le costume. Elle ne sait pas combien de joueurs composent un onze type.

Elle ne feint pas. Et dans ce refus, il y a une forme de dignité, ou de solitude, c’est selon.

L’article est sorti. Elle était déjà ailleurs, sans doute. En préparation pour le film.

En attente du verdict de la Coupe du monde. Entre deux univers qui n’ont pas attendu qu’elle les comprenne pour s’emballer. Moi, je retiens surtout cette image : une femme de 26 ans, née le 26 janvier 2000 à Madrid, qui regarde un stade pour la première fois, et qui le dit.

Pas de filtre. Pas de « passion depuis toujours ». Juste le début d’une curiosité, honnête, un peu perdue, très humaine.

Elle ira aux États-Unis. Elle verra Mbappé jouer. Elle continuera à apprendre, en direct, sous les projecteurs qu’elle n’a pas allumés.

Et si elle n’aime toujours pas le foot après ? Au moins, elle aura été la seule à le dire avant.