« Il n’y a pas à réfléchir » : Renard débarque dans le vestiaire tunisien

« Il n’y a pas à réfléchir » : Renard débarque dans le vestiaire tunisien

Le 5-1 contre la Suède a tout accéléré pour la Tunisie, battue dès son entrée en lice puis secouée sur son banc. Dans la foulée, Hervé Renard a été nommé pour prendre la suite de Sabri Lamouchi. Un cap a déjà été fixé jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026.

Le décor, lui, est immense: un tournoi joué du 11 juin 2026 au 19 juillet 2026, réparti entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Il réunit 48 équipes, 12 groupes de 4 et 104 matchs. Mais pour la sélection tunisienne, l’histoire se résume d’abord à une urgence simple: rebondir avant le Japon dimanche à 6h.

Un 5-1, puis un changement sec sur le banc tunisien

Le remplacement de Sabri Lamouchi ne tombe pas dans le vide. Il suit une défaite lourde, 5-1 contre la Suède, subie lors de l’entrée dans la compétition. Et dans un groupe qui n’attend personne, ce genre de soirée ne pardonne pas.

Je vais le dire franchement sur ce point précis: changer aussi vite reste brutal. Mais ici la fédération a assumé une lecture froide de la situation. Vous pouvez juger la méthode rude.

Elle a au moins le mérite d’annoncer une idée nette: la Tunisie n’a pas voulu laisser le doute s’installer entre le vestiaire et le banc.

“Il n’y a pas à réfléchir”: la mission commence dans l’avion

Le nouveau sélectionneur a donné le ton à son atterrissage à Paris , en revenant de Dakar. Sa phrase est courte, presque sèche: « Il n’y a pas à réfléchir… » Puis il devait s’envoler vers Monterrey , au Mexique.

Une première séance était prévue dès le jour J.

Vous voyez tout de suite le sous-texte: il ne récupère pas un projet à modeler tranquillement. Il entre dans une course déjà lancée. C’est même le point le plus dur de cette nomination, à mon sens: il n’y a pas de temps mort, pas de sas.

Il n’y a pas de semaine pour remettre de l’ordre avant le prochain match.

Pourquoi ce calendrier change déjà tout pour la Tunisie ?

Parce que l’échéance suivante arrive vite et qu’elle porte un vrai risque sportif. Le Japon sort d’un 2-2 contre les Pays-Bas en ouverture. Donc la Tunisie retrouve une équipe déjà entrée dans son tournoi avec plus de repères.

Vous, lecteur de compétition courte, vous savez ce que cela signifie: le nouveau staf doit corriger en marchant.

57 ans, six sélections, trois Coupes du monde de rang

A 57 ans, le technicien s’apprête à diriger sa sixième sélection nationale en 18 ans. Il va aussi vivre sa troisième Coupe du monde de rang. Ce CV-là ne règle pas tout, mais il dit une chose: la fédération n’a pas choisi un profil à lancer.

Elle a choisi un homme de prise en main immédiate.

Vous pouvez aussi regarder l’autre face du dossier. Il avait été licencié de l’Arabie saoudite deux mois plus tôt, ce qui enlève un peu de vernis à l’opération. Je garde pourtant une réserve limitée ici.

Son passage contient aussi un souvenir qui compte encore: la victoire 2-1 contre l’Argentine au Qatar en 2022.

La Tunisie rejoue un vieux scénario du Mondial

Cette nomination express rappelle un précédent lourd de sens: Henryk Kasperczak avait déjà été appelé par la Tunisie en 1998 après deux défaites en phase de groupes. Autrement dit, ce pays a déjà choisi, en Coupe du monde, la secousse plutôt que l’attente.

Le pari est clair, et vous n’avez pas besoin de beaucoup plus pour le comprendre. Avec un accord annoncé comme officiel, une durée fixée jusqu’à la fin du tournoi et un match contre le Japon déjà dans le viseur, ce banc tunisien n’offre aucun confort. Il demande juste une réponse rapide, et une seule: savoir si le choc produit autre chose qu’un sursaut de façade.